Partir en stage en Casamance

Ø Description du projet
Un stage de 3 semaines dans des postes de santé au Sénégal du 12 au 31 juillet 2011, pour les élèves de Première ST2S et de Terminale du lycée Jeanne d’Arc.
Avant le départ, - 3 grandes collectes sont organisées : du matériel médical (dans les hôpitaux lotois), du matériel scolaire et des vêtements (auprès des familles de collégiens et lycéens).
- la recherche de financement se fait tout au long de l’année scolaire :
* organisation d’actions ponctuelles
* organisation de tombolas
* vente de gâteaux aux récréations
* oragnisation d'un concert de rock...
(le Conseil Régional nous a alloué la somme de 8000 €, il y a 3 ans.)

Sur place, les élèves logeront en Casamance, dans la circonscription de Ziguinchor, par groupes de 2 ou 3 élèves par dispensaire. Ils distribueront dès leur arrivée le matériel médical dans les dispensaires, le matériel scolaire dans les écoles et les vêtements dans les familles qui les accueilleront.
Ils travailleront bénévolement dans les postes de santé du lundi au vendredi. Ils profiteront de leurs week-ends pour découvrir la région, la culture africaine, les habitudes de vie et coutumes du Sénégal.
Leur travail en dispensaire consistera en une observation passive les premières heures mais se transformera très vite en assistance aux soins. Le nombre de patients étant souvent très élevé proportionnellement au personnel soignant, les élèves seront très vite sollicités pour pratiquer des soins. Ils devront soigner des plaies, faire des pansements, mais surtout rassurer les patients et les informer (sur l’hygiène entre autres).

Au retour, une restitution leur sera demandée, sous forme d’exposition par exemple.
Ø Pourquoi un tel projet ?
Suite au jumelage établi avec le lycée Charles Lwanga à Ziguinchor (Casamance) et à l’action d’aide à la scolarité par l’association Casamansérail, une évidence s’est imposée ; celle de confronter les lycéens se destinant à une carrière médico-sociale aux réalités d’une région, d’un continent marqué par la pauvreté, par des conflits armés, par des conditions climatiques difficiles, des risques sanitaires présents et une forte identité culturelle.
De plus, la réforme du baccalauréat ST2S (Sciences et technologies de la santé et du social) ne permet plus aux élèves de cette filière d’effectuer de stage. C’est pourquoi nous avons souhaité en proposer un aux élèves en classe de première et de terminale, afin qu’ils puissent bénéficier d’une approche de ce milieu par une immersion sur le terrain.
Les jeunes sélectionnés sont presque tous en fin de cycle scolaire et ont, grâce à ce séjour et à sa préparation, l’occasion d’affirmer leur orientation. La filière ST2S forme de futurs aide-soignants, assistants de service social, infirmiers, puéricultrices.

Ø Impressions des stagiaires partis les années précédentes :
« L’hygiène est la première des choses que nos amis de là-bas devraient apprendre et comprendre. »
« J’ai désinfecté, nettoyé, pansé, langé (…) brûlures, mycoses, gale, plaies, pesé des bébés, pris la tension, distribué des médicaments. Notre arrivée soulage les sœurs qui restaient parfois jusqu’à 20H ou 21H ».
« Pas de lavage de mains avant les soins, seringues laissées à l’air libre, mouches bourdonnant dans les locaux, utilisation de protections hygiéniques usagées…nous sommes loin des chambres aseptisées de nos hôpitaux »
« J’aimerais leur transmettre le b.a.-ba de l’hygiène pour limiter d’inévitables contaminations. »
« J’ai pu assister à un accouchement en brousse et sœur Raphaëlle m’a laissé couper le cordon ombilical de la petite fille ! »
« J’ai pesé un bébé de 4 mois que sa mère ne nourrissait que d’eau de riz et j’étais effrayée de voir qu’il ne pesait que 3 Kg ! »
« Nous avons appris aujourd’hui la mort du jeune Mamadou, sur son petit lit en fer au dispensaire en pleine nuit, malgré les injections que nous lui avions faites contre le palu ! »
« Les premières impressions à la sortie de l’avion sont la chaleur étouffante et une drôle d’odeur dans la ville. Mais l’accueil chaleureux au collège du Sacré-Cœur nous a remonté le moral. »

« La matinée se termine vers 13H ; après le repas, on fait ce qu’on veut, mais souvent on fait la sieste,… on est trop exténuées ! »
« Nous avons vu une femme de 29 ans enceinte de son onzième enfant ! »
« Le vendredi, c’est la matinée des consultations pré-natales (la matinée la plus chargée) ; avant de commencer, nous prenons la tension et pesons les femmes enceintes…tout se fait dans la salle d’attente, sans aucune intimité. »
« A l’hôpital que nous avons visité, il n’y a que 2 docteurs, quelques infirmières qui font le travail des médecins et des aide-infirmières qui font celui des infirmières. »
« Les chambres de l’hôpital sont séparées des autres salles par une cour où se promènent chèvres, chats et chiens…bonjour l’hygiène ! »
« Les personnes hospitalisées n’ont droit à rien…leurs proches dorment devant leur porte sur une natte, apportent une bouteille de gaz pour faire les repas et leur apportent de l’eau si besoin. »
Pour tout renseignement supplémentaire sur ce projet, contactez laetitia.andissac@laposte.net